Les Neptunes réagissent aux déclarations du NBH
- 18 juin
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Les Neptunes de Nantes ont pris connaissance des déclarations de Monsieur Hubert Gaillard, président du Nantes Basket Hermine (NBH), parues dans le journal Ouest France de ce jeudi 18 juin, affirmant que le fait d’être l’unique club résident de la Trocardière constitue un élément déterminant de son développement et laissant entendre que la cohabitation passée avec d’autres disciplines aurait constitué un frein à sa progression.
« Les objectifs sportifs, financiers et de billetterie ont été remplis. Il faut du temps pour faire les choses. L’exploitation de la salle est importante, on vise les 100 000 spectateurs la saison prochaine, et dans cette optique, un partage avec un autre club n’est pas compatible. On a trop le souvenir de la saison en commun avec le volley, ça nous a coûté. »
cf. Citation article Ouest-France du Jeudi 18 Juin 2026 (pages Sports)
Nous respectons l’histoire de l’Hermine et les ambitions qu’elle porte. Nous respectons également le droit de chacun à défendre son projet sportif.
En revanche, nous ne pouvons rester silencieux lorsque des propos véhiculent l’idée que le développement d’un club passerait nécessairement par l’exclusion ou l’éloignement d’autres acteurs du sport nantais.
La Trocardière est un équipement public majeur de la métropole. Elle n’appartient à aucun club. Être résident d’une salle ne confère ni un droit de propriété, ni une légitimité particulière à décider quels clubs ou quelles disciplines seraient dignes d’y évoluer demain.
Les Neptunes connaissent mieux que quiconque la réalité du partage des infrastructures. Depuis de nombreuses années, notre club construit son développement dans des équipements mutualisés, en composant avec les contraintes d’exploitation, les calendriers et les besoins d’autres disciplines. Cela ne nous a jamais empêchés d’avancer, de remplir nos tribunes, de conquérir de nouveaux publics et de retrouver aujourd’hui la première division professionnelle du volley français.
C’est pourquoi nous refusons l’idée selon laquelle la présence d’autres clubs serait responsable des difficultés ou des limites rencontrées par un projet sportif. Les performances, l’attractivité et la capacité à mobiliser un public reposent avant tout sur la qualité d’un projet, sa vision et sa dynamique.
Nous sommes également surpris qu’une telle position puisse être exprimée à l’heure où le sport français, les collectivités et les fédérations encouragent au contraire le développement du sport féminin et un accès plus équilibré aux équipements structurants.
Les Neptunes portent aujourd’hui l’un des projets sportifs féminins les plus ambitieux du territoire. Nous représentons Nantes au plus haut niveau, nous attirons chaque saison plusieurs dizaines de milliers de spectateurs et nous contribuons pleinement au rayonnement de la métropole. À ce titre, nos ambitions sont légitimes. Elles ne valent ni plus ni moins que celles des autres clubs professionnels nantais.
Nous ne demandons aucun privilège. Nous demandons simplement que les équipements publics puissent accompagner équitablement les projets qui démontrent leur attractivité, leur solidité et leur capacité à faire grandir le sport nantais.
L’avenir du sport dans notre métropole ne peut pas être celui de la réservation ou de l’exclusivité. Il doit être celui du partage, de l’ambition collective et du respect mutuel entre disciplines.
Les Neptunes continueront à défendre cette vision avec détermination. Car le développement d’un club ne devrait jamais se construire contre les autres, mais avec eux.
Les Neptunes de Nantes Volley-ball.

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